Et pourquoi pas ?

Geekerie

Dokuwiki on a stick

La création de ce site personnel fait suite à un travail effectué dans le cadre de mon activité professionnelle. Dans le cadre de l’animation d’un groupe de travail sur la promotion de la pyrogazéification, la tâche m’a été confiée d’animer la partie communication de groupe (Le Club Pyrogazéification), et en premier lieu le projet de création d’un site internet. L’idée n’était pas de le créer « tout seul » – personne n’avait été identifié comme ayant les compétences et le temps de s’en charger – mais bel et bien de le concevoir, de l’organiser, d’en imaginer les fonctionnalités avant de demander à un prestataire de le mettre en oeuvre…
Ce travail de conception m’a obligé à m’intéresser à la technique, et de fil en aiguille à m’intéresser à wordpress… et au final « afin de me faire la main » de mettre en place mon propre site perso – et de trouver à une utilisation à mon NAS (ah mon NAS… cet amour fou que je te porte) – et donc le site vous y êtes – et votre navigateur converse (lentement vous avez remarqué) avec mon NAS – c’est ma fierté (on fait ce qu’on peut – certains astiquent leur bagnole pour se promener le dimanche – moi c’est de faire fonctionner mon NAS autrement qu’en disque dur connecté – ce qu’il a été pendant 3 ans).Mais là n’est pas le sujet, une des questions à laquelle nous devions réfléchir était la mise en place d’outils collaboratifs dans le cadre d’un travail sur l’état de l’art – c’est à dire un travail de synthèse de ce qui se fait en matière de pyrogazéification (et de procédés de conversion thermo-chimiques en général) à l’échelle nationale, européenne voire mondiale (rien que ça !) – le tout alimenté par des gens très doctes, du métier clairement mais pas forcément disponible tout le temps et pas forcément hyper à l’aise avec les technologies du web (autre que la bureautique de base ce qui n’est si mal – je en dénigre pas, ok ?)
Lors d’un retour en train Paris-Aix après une séance de travail du Club Pyro justement, j’ai songé (comme une évidence) à un wiki, pour moi cet outil correspondait parfaitement aux objectifs que nous nous étions fixés : un savoir qui se veut public et pédagogique (le Club a pour objet de « promouvoir » ces technologies), une autonomie dans la rédaction d’article (le Club ne dispose pas de permanent en charge de faire ce travail rédactionnel par ailleurs les articles peuvent se révéler d’une redoutable complexité technique et exigent parfois des compétences « pointues »), une possibilité de discuter autour de certains sujets. Bref, un wiki, c’était pour moi tellement évident.
Après quelques mails enthousiastes, j’ai constaté une écoute polie voire bienveillante (mon « enthousiasme touchant » sans doute) mais surtout une incompréhension plus ou moins grande et plus ou moins déclarée de mes interlocuteurs – genre « ça m’a l’air bien, mais je ne comprends pas trop… » – j’ai donc pris le taureau par les cornes et j’ai décidé de créer un embryon de wiki pour le Club afin de le présenter à une foule en délire à la manière d’un Steve Jobs devant des adeptes conquis par les perspectives jusqu’ici insoupçonnées qui leur sont enfin dévoilées et ceci avec une nonchalance et une assurance (un brin suffisante aussi) à peine feinte.
Bref, il fallait mettre en oeuvre un wiki – je me suis tourné dans un premier temps vers mediawiki la star incontestable – le monument – la grosse machinerie – qui fait tourner Ze Universal Encyclopdia of the Universe : Wikipedia (je mets même pas le texte en lien, cela n’en vaut pas la peine).
Je m’apprêtais à me retrousser les manches en me disant, allez, google « install wikimedia » – quand j’ai eu l’idée « d’appeler un ami » – j’ai bien fait (Sébastien si tu me lis, merci, merci, merci) – car après quelques échanges, il m’a rapidement aiguillé vers dokuwiki – oui là, je mets le lien – la devise en est it’s better when it’s simple – je n’en ferai pas mon credo – la simplicité n’étant pas très naturel chez moi – mais en la circonstance cela m’allait bien…

le temps qui passe…

Logo DokuwikiC’était il y a quelques semaines donc, et j’ai depuis passé pas mal de temps à me plonger dans le travail d’installation, d’administration et de rédaction d’articles en dokuwiki ; sans maîtriser parfaitement toutes les subtilités de la bête, je pense pouvoir maintenant en apprécier les principales qualités… et elles sont nombreuses, vraiment nombreuses… dokuwiki est une pure merveille… son administration ne repose pas sur des bases de données (contrairement à media wiki) – il bénéficie de tout un tas de plugin qui permettent de rajouter des fonctionnalités… et je le redis, il n’en manque pas, un site compare les deux challengers : http://www.wikimatrix.org/compare/dokuwiki+mediawiki
Si vous comprenez tout ce qui est marqué ans ce tableau le début de mon article vous a sans doute bien fait rire – et c’est tant mieux. Pour les autres, dont je fais partie, vous constaterez qu’en terme de fonctionnalités dokuwiki ne démérite par rapport au moteur star mediawiki.

Je suis devenu depuis un fervent adepte des wiki.
Je pensais depuis que je connaissais leur existence, que les wiki étaient sans doute de manière bien plus effective que les blogs l’essence même de ce qui perdurera sur le Net – un travail de partage de connaissance sans cesse consolidé et accru – qui s’ancre véritablement dans l’espace web – riche des contributions des uns puis des autres ; La notion « puis » n’est d’ailleurs pas anodine – c’est le type de projet qui abandonné par l’un peut-être repris par d’autres… je trouve cela formidable… vraiment ça m’enthousiasme. Cet enthousiasme se traduit par des donc réguliers à wikipedia par exemple.
Et maintenant, peut-être parce que je l’ai vraiment touché du doigt, que j’ai dépassé le stade de la connexion à wikipedia pour apporter quelques précisions à un article qui touchait à mon domaine de compétence mais que j’ai véritablement mis les mains dans le cambouis, que j’ai fabriqué, puis ajusté les rouages et graissé les chaînes de la machinerie… j’en suis intimement et définitivement convaincu : les wiki, tous les wiki sont une des meilleures et plus robustes résistance de l’Internet « libre » à l’Internet marchand – j’en veux pour preuve que lorsque je fais une recherche sur des sujets « généraux » dans 90% des cas l’article wikipedia figure dans les 3 premières place – je rajouterai que rare sont les cas où l’article anglais ne dispose pas de son pendant francophone (double satisfaction).

A ce stade, le dokuwiki est toujours hébergé dans un espace perso, il n’a pas été présenté à la foule en délire… et je redoute, le « bof, nan c’est pas ça qu’on veut »…je défendrai l’outil et je suis à peu près certain que dans le pire des cas j’obtiendrai une molle adhésion polie… mais je suis vraiment heureux de tout travail … et de toutes ces découvertes et perspectives entrevues.
Je voulais en faire part dans mon blog, voilà c’est chose faite 🙂

Et après ce long article, pas sûr que vous ayez bien compris ce qu’était un wiki – je crois qu’une définition de wikipedia sur le wiki s’impose !!!).

Et pour en revenir au titre de mon article – que vous avez déjà dû oublier – j’en suis sûr…
Au cours de mes pérégrinations dans la sphère dokuwiki, je suis tombé sur cette page : Dokuwiki on a stick. Cette page (en anglais mais je me suis promis de la traduire rapidement) permet de tester un dokuwiki portable… c’est une excellente façon de commencer à se frotter au « truc », je trouve.
Je vais l’essayer et si cela est nécessaire, je tacherai de faire un didacticiel – mais honnêtement je ne crois même pas que cela soit nécessaire – à voir.